Testées dès 1982, dans le village d’Oudehaske, aux Pays-Bas, les « naked roads » auraient permis de réduire la vitesse des véhicules de 40 %. Elles ont été testées par la suite dans plusieurs villes d'Europe du Nord.
L’idée centrale est la suivante : en supprimant les repères habituels, les automobilistes sont amenés à ralentir naturellement et à accorder davantage d’attention aux autres usagers, notamment par le regard et les gestes.
Des résultats contrastés selon les contextes
Les études menées sur ces aménagements montrent des résultats variables.Dans certaines zones résidentielles ou centres-villes à circulation modérée, on observe effectivement une baisse de la vitesse moyenne et parfois du nombre d'accidents. Le principe fonctionne particulièrement dans les espaces où cohabitent piétons, cyclistes et véhicules à faible vitesse.
En revanche, ce modèle n'est pertinent que dans des conditions spécifiques : zones à vitesse limitée, trafic modéré et forte mixité des usagers. Sur des axes à circulation dense ou rapide, la signalisation reste indispensable pour garantir la sécurité de tous.
