Entre 2020 et 2024, près de 23 % des décès sur la route sont survenus par mauvais temps, selon l’ONISR. La moitié d’entre eux ont eu lieu sous la pluie. Adapter sa conduite devient indispensable pour limiter les risques et éviter les situations irréversibles.
Inondations : ne jamais s’engager sur une route recouverte d’eau
Lors des épisodes d’inondation, le danger principal reste le même : ne tentez jamais de traverser une route immergée. Pour rappel, 30 centimètres d’eau en mouvement suffisent à faire flotter et emporter un véhicule, y compris un 4x4.
L’eau masque la chaussée, les bas-côtés et de nombreux obstacles invisibles pouvant immobiliser la voiture en quelques secondes. Si une route est recouverte d’eau, faites demi-tour et cherchez un itinéraire alternatif.
Dans un parking souterrain, la montée rapide des eaux peut également devenir un piège. Dès les premiers centimètres, quittez le véhicule et évacuez les lieux sans attendre.
Brouillard dense : réduire la vitesse et être visible sans éblouir
Les accidents survenant par temps de brouillard sont 2 fois plus graves que par météo normale. Cela s’explique notamment par leur fréquence hors agglomération et sur autoroute, où les vitesses sont plus élevées.
Réduisez votre vitesse, augmentez les distances de sécurité et allumez les feux de croisement,complétés par les feux de brouillard avant et arrière si nécessaire. En revanche, les feux de route sont à proscrire : ils créent un mur lumineux qui réduit encore la visibilité et éblouit les autres usagers. Dans ces conditions, ne doublez pas tant que la visibilité reste insuffisante.
Orages violents et grêle : se protéger et savoir s’arrêter
Lors d’un orage accompagné de grêle, cherchez un abri : tunnel, pont, parking couvert ou station-service. Si l’orage survient en circulation, restez à l’intérieur du véhicule. La carrosserie agit comme une cage de Faraday, limitant les risques liés à la foudre. Ne sortez pas du véhicule.
En cas de pluie intense provoquant un phénomène d’aquaplaning, levez le pied de l’accélérateur sans freiner brutalement et maintenez fermement le volant jusqu’à ce que les pneus retrouvent leur adhérence.
Lorsque la visibilité devient très réduite, arrêtez-vous sur une aire de repos ou un emplacement sécurisé, puis allumez les feux de détresse en attendant une amélioration des conditions.
Neige et verglas : anticiper et adapter sa conduite
En cas de neige ou de verglas, réduisez fortement votre vitesse et augmentez les distances de sécurité. L’adhérence est fortement dégradée et les distances de freinage peuvent être multipliées.
Évitez les accélérations et les freinages brusques, privilégiez une conduite souple et utilisez les rapports élevés pour limiter le patinage. Si votre véhicule est équipé de pneus hiver ou de chaînes, installez-les dès que les conditions l’exigent, sans attendre d’être en difficulté.
Lorsque les conditions deviennent trop dégradées, différez votre déplacement ou arrêtez-vous dans un endroit sécurisé jusqu’à une amélioration de la situation.
