Le CPF largement utilisé pour financer le permis
Le Compte Personnel de Formation (CPF) permet à tout actif de financer des formations qualifiantes grâce aux droits acquis au fil de sa carrière. Ce compte a pour but de faciliter l’employabilité et/ou la sécurisation de son parcours professionnel.
Selon le Ministère du travail, en 2023, 305 000 personnes ont utilisé le CPF pour financer leur permis B ou leur, soit 23 % des formations financées par ce dispositif. Près d'un candidat sur quatre au permis en 2024 a mobilisé son CPF pour couvrir tout ou partie du coût moyen de 1 500 à 2 000 €.
Des conditions différenciées selon le statut
L'article 81 du projet de loi de finances 2026 a instauré deux régimes distincts. Les demandeurs d'emploi conservent un accès intégral au CPF pour le permis, considéré comme un levier essentiel de retour à l'emploi.
En revanche, pour les salariés en poste, le financement est désormais conditionné à un cofinancement obligatoire par l'employeur ou un OPCO. Si l'employeur refuse, cela vaut preuve que le permis n'est pas nécessaire professionnellement. Le projet de loi instaure également un reste à charge de 103,20 € s'applique à toute formation CPF depuis le 1er janvier 2026. Cette législation s’applique également au permis 2 roues (A, A1, A2).
Les alternatives pour les salariés
Malgré ces nouvelles conditions, plusieurs dispositifs restent accessibles :
- Le permis à 1 € par jour offre un prêt à taux zéro aux 15-25 ans. L'aide de 500 € pour les apprentis, est maintenue et reste cumulable avec le CPF.
- Les aides locales constituent également un recours : Fonds d'aide aux jeunes (18-25 ans) via les départements, aides municipales en échange d'activités d'intérêt collectif.
- La plateforme 1jeune1permis recense l'ensemble des aides disponibles par territoire.
