Explosion de la mortalité selon les modes de déplacement
Selon les chiffres de l’Observatoire national interministériel de la sécurité routière (ONISR), les usagers vulnérables (piétons, cyclistes, EDPm et 2RM) représentent 49 % des décès et 66 % des blessés graves.
Ce sont également eux, et notamment les utilisateurs d'engins de déplacement personnel motorisés (EDPm, dont notamment la trottinette électrique), qui enregistrent les plus fortes hausses du nombre de blessés et de morts. Avec 80 décès, la mortalité des EDPm a presque doublé en un an (+78 % par rapport à 2024), principalement en agglomération où 60 personnes ont perdu la vie. Le nombre estimé de blessés graves en EDPm ne cesse également de croître (1 100 blessés graves en 2025, soit + 33 % par rapport à 2024).
Les piétons sont également durement touchés avec 501 morts, soit une hausse de 10 % sur l’année. 26 % des piétons tués l’ont été sur les routes hors agglomération, où la mortalité des piétons est en hausse de + 41 % par rapport à 2024.
En 2025, les cyclistes comptent 234 morts (+5 %). Cette augmentation se répartie inéquitablement en fonction des réseaux routiers : +22 % hors agglomération et – 14 % en agglomération (-14 %). En revanche, le nombre de blessés graves augmente sur les deux réseaux (respectivement +18 % et +1%).
Les automobilistes représentent 1 563 décès (+3 %) et représentent désormais moins de la moitié des personnes tuées (48 %).
Seule note positive, la mortalité des usagers de deux-roues motorisés diminue de 4 % avec 691 tués, soit 29 décès de moins qu'en 2024.
Des évolutions contrastées selon l'âge et le sexe
En dépit d’une légère baisse, (-6 décès) les jeunes adultes de 18 à 24 ans (523 décès) restent la catégorie la plus exposée avec un taux de 95 morts par million d'habitants. Les seniors de 75 ans et plus (534 morts) sont également particulièrement à risque d’être tués sur la route avec 73 décès par million d'habitants.
La classe d'âge des 14-17 ans connaît une progression alarmante avec 135 adolescents tués, soit une hausse de 44 % en un an et 1 600 blessés graves (+4 %).
À l'inverse, les 35-44 ans enregistrent la seule baisse significative avec 42 décès de moins (-11 %).
En 2025, 77 % des personnes décédées sur les routes étaient des hommes (+ 61 tués par rapport à 2024). Ils représentent également une majorité des blessés graves (75 %) et 84 % des présumés responsables (PR) d’accidents mortels.
Les routes rurales toujours plus meurtrières
L'accidentalité hors agglomération continue de concentrer l'essentiel de la mortalité routière. Avec 1 981 décès (+3 %), les routes rurales représentent 61 % des morts sur les routes françaises. Les autoroutes connaissent une inversion de tendance inquiétante avec 263 tués (+10 %), alors que 2024 avait enregistré une baisse de 10 %. En agglomération, la situation s'améliore légèrement avec 1 016 décès (-1,4 %).
Pour plus d'informations, consulter le bilan provisoire complet sur le site de l'ONISR.
