La fluorescence, une découverte née par accident
Dans les années 30, à la suite d’un accident, Bob Switzer doit passer plusieurs mois de convalescence dans une chambre noire et alors qu’il s’amuse avec des composés chimiques, il invente la première peinture fluorescente. Durant la seconde guerre mondiale, il développe avec son entreprise des pigments fluorescents très visibles de jour et teint la robe de mariée de sa femme avec ces nouveaux pigments, geste considéré comme la création du premier vêtement de haute visibilité.
Dans les années 1960, les personnels autoroutier et ferroviaire commencent à revêtir des bandes réfléchissantes afin d’être visibles de loin, notamment dans des environnements à faible luminosité. La décennie suivante, les équipements de visibilité se généralise sur les routes et les chantiers du BTP, avec une réduction significative des accidents liés au manque de visibilité. En France, le gilet jaune devient obligatoire en 1992 pour « toute personne intervenant à pied sur le domaine routier à l’occasion d’un chantier ou d’un danger temporaire ».
Du chantier à l'habitacle : quand le gilet devient universel
En 2008, cette obligation s’élargit : la détention d’un gilet de sécurité devient obligatoire pour les automobilistes et conducteurs de poids-lourds. Il doit être conservé à portée de main dans l'habitacle (boîte à gants, sous le siège) et porté avant de sortir du véhicule lors d'un arrêt d'urgence sur la chaussée ou ses abords.
Le 1er janvier 2016, l'obligation s'étend aux deux-roues motorisés (motos, scooters, quads), puis aux cyclistes circulant hors agglomération de nuit ou par mauvaise visibilité.
Un équipement qui multiplie la visibilité par cinq
Le gilet réfléchissant est un véritable atout pour la sécurité routière. La nuit, sans gilet jaune, un piéton ou un cycliste n'est visible qu'à 30 mètres dans les phares d'une voiture. Or un véhicule qui circule à 90 km/h parcourt cette distance en seulement 1 seconde. Avec un gilet de haute visibilité, cette distance passe à 150 mètres, offrant cinq secondes supplémentaire à la voiture pour réagir.
