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30 novembre 1999

Apprendre à conduire à tout âge

Avant, à 18 ans ou à l’armée, on passait le permis et, sauf énormes pépins, c’était parti pour une vie au volant. Depuis quelques années, avec le permis à points, la nouvelle loi sur la violence routière et les radars automatiques – entre autres -, les choses ont changé. Le permis n’est plus un acquis définitif et on peut très vite se le faire sucrer.

Heureusement, il y un corollaire « prévention » à l’armada répressive mise en place par le législateur. La formation à la conduite commence dès l’école primaire et se poursuit toute la vie. Zérotracas.com détaille les étapes de cette formation continue.

Les pouvoirs publics réfléchissent depuis longtemps à la façon d’initier les plus jeunes à la sécurité routière. Il faut dire que les enfants et les jeunes adultes payent un lourd tribut à la route. Après de nombreux atermoiements et tentatives infructueuses, l’initiation se met vraiment en place. Elle est aujourd’hui indispensable pour obtenir son permis.

Parallèlement, les points qui sautent et le vieillissement de la population ont créé de nouveaux besoins. Les conducteurs peuvent ou doivent, tout au long de leur vie, réviser leurs bases et contrôler leur aptitude à conduire un véhicule à moteur.

Chronologiquement, voyons comment ça se passe.

L’APER en primaire.

Même si elle est obligatoire dans le cadre scolaire depuis 1957, la formation à la sécurité routière a longtemps été le fait d’instituteurs zélés. Aujourd’hui, les choses sont codifiées en tenant compte des études qui mettent en évidence 3 pics pour le  nombre d’enfants tués à 3, 7 et 11 ans. Un programme en 3 phases réparties entre la maternelle et la primaire, permet l’obtention de l’APER (Attestation de Première Education à la Route) en CM2. Cet apprentissage progressif tient compte des capacités de l’enfant et de ses différents statuts : piéton, passager, rouleur.

Le but est de le familiariser avec le code de la route et les gestes de premiers secours, de lui apprendre à se déplacer seul ou accompagné, d’agir en tant que passager, et de s’équiper pour conduire un engin adapté et entretenu, en tenant compte des règles, des dangers et des autres usagers.
Si à 11 ans votre enfant maîtrise tout ça, il est bien parti. Mais l’apprentissage ne fait que commencer.

ASSR, à quoi ça sert ?

En 5ème et en 3ème, les collégiens passent respectivement l’ASSR de niveau 1, puis l’ASSR de niveau 2. Cette Attestation Scolaire de Sécurité Routière est une formation théorique ; elle est sanctionnée par un examen organisé chaque année dans tous les collèges.

Afin de pallier la fréquente défaillance des enseignants insuffisamment formés, un livret de préparation est remis à l’élève (téléchargeable sur www.eduscol.education.fr/securite).

Si l’APER est une initiation, l’ASSR 1 et 2 jouent des rôles importants et légaux dans l’apprentissage de la conduite. En effet, l’ASSR 1 est la partie théorique du BSR (Brevet de Sécurité Routière), indispensable pour conduire un cyclomoteur à 14 ans ou un quadricycle léger à moteur à 16 ans. Pour l’obtention du BSR, l’ASSR 1 doit être complétée par une formation de conduite de 5 heures auprès d’un organisme qualifié.
Quant à l’ASSR 2, elle est nécessaire pour s’inscrire à l’examen du permis de conduire. Les personnes sorties du système scolaire ne sont pas dispensées de cette première étape et doivent passer l’ASR (pareil, mais sans scolaire). Pour ce faire, se renseigner auprès du GRETA (à la Préfecture de son département), un organisme chargé de la formation des adultes qui organise 2 sessions par an.

Au volant à 16 ans.

Dès 16 ans et muni de son ASSR 2, un jeune peut s’inscrire à l’Apprentissage Anticipé de la Conduite (AAC) dans une auto-école. Cette formation précoce se déroule en 3 temps. Les deux premiers à l’auto-école avec la préparation et l’examen de la partie théorique du permis (le code). En cas de succès, l’apprenti effectue 20 heures de conduite sous la responsabilité d’un moniteur qui, s’il juge les bases acquises, lui remet un livret d’apprentissage.
L’élève devra y consigner les 3000 kilomètres qu’il est tenu d’effectuer en 3 ans maximum, sous la responsabilité d’un tuteur âgé de plus de 28 ans.
Même si elle peut être un peu plus coûteuse que la formation classique, nous ne saurions trop vous recommander d’opter pour l’AAC. Elle donne d’excellents résultats et des avantages certains (2 ans de permis probatoire au lieu de 3, assurance moins chère…).

Demi permis.

Il faut toujours attendre 18 ans pour obtenir son permis, même si on a suivi l’AAC. Mais cet apprentissage donne l’avantage de n’avoir plus que la conduite à valider. Le novice qui réussit l’examen ne dispose que du permis probatoire, soit 6 points au lieu de 12. Il lui faut attendre 3 ans (ou 2 s’il a suivi l’AAC) pour obtenir la totalité des 12. Sauf s’il commet une infraction entraînant une perte de points. Dans ce cas, c’est à partir de la date de l’erreur que courront les 3 ans. Si par malheur il perd tous ses points (une ligne blanche plus une ceinture oubliée), ou que le permis est annulé par un juge, tout est à refaire. Mais il faut attendre 6 mois, et l’avis favorable d’une commission médicale et psychotechnique.

Après le permis, ce n’est pas fini.

Même s’il ne vous reste plus qu’un seul et pauvre point, après 3 ans sans infraction entraînant une perte, vous retrouvez l’intégralité de votre capital points.
Cela dit, le permis à points a popularisé de nouvelles formules de formation post-permis, autrefois marginales : les stages de conduite. En 16 heures sur 2 jours et pour 230 € en moyenne, des moniteurs sensibilisent et reforment les conducteurs fautifs. À l’issue du stage, le conducteur gagne 4 points, dans la limite du plafond.
Pour le jeune conducteur dont le permis probatoire s’est vu amputé de 4 points, le stage est obligatoire. Cela dit, son coût se substitue à celui de l’amende.
De nombreuses sociétés, parfois des associations, organisent ces stages. La liste est disponible sur le net ou en Préfecture, qui est d’ailleurs chargée de les contrôler.
Mais pourquoi attendre d’y être contraint pour prendre part à un de ces stages ? La route évolue et il est sage d’en faire autant.

Conclusion : jamais trop vieux pour apprendre.

Les jeunes se familiarisent de plus en plus jeunes à la conduite et c’est très bien. Par ailleurs, l’espérance de vie augmentant, on va croiser de plus en plus souvent des conducteurs très âgés. C’est un gage de leur indépendance, et c’est très bien aussi. Mais il est indéniable qu’à partir d’un certain âge, la vue, les réflexes et, globalement, l’aptitude à conduire diminuent.

En attendant que le législateur ait tranché sur la question, nous ne saurions trop recommander aux plus vieux de nos lecteurs de vérifier leurs capacités à conduire auprès d’un médecin et d’un ophtalmologiste, et leurs connaissances de la route en faisant un stage.

Certes, tout le monde a le droit de rouler. Mais il convient d’en être capable, d’y être formé et autorisé. Et ça, c’est à chacun d’entre nous d’en être conscient.

NB : pour plus d’infos, certains sujets évoqués ici (ASSR, AAC, permis à points, seniors…) ont fait l’objet d’articles plus complets sur Zérotracas.com. Utilisez notre outil de recherche.

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17/09/2019
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