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30 novembre 1999

Le Contrôle Technique Automobile (CTA)

Depuis le 1er janvier 1992, le Contrôle Technique Automobile (CTA) rythme la vie de nos voitures. Obligatoire avant la quatrième année puis tous les 2 ans, il vérifie le bon fonctionnement des organes de sécurité essentiels, et peut contraindre le propriétaire à effectuer certaines réparations. Le but du CTA est simple : la sécurité, par la mise hors-jeu des voitures devenues dangereuses par négligence, ancienneté ou manque d’entretien.

Alors que votre voiture y est forcément passée ou doit y aller, Zérotracas.com vous rappelle le déroulement de cet examen.

Effectué par des organismes privés, le CTA a d’abord été vécu comme une nouvelle taxe par l’ « automobiliste - vache à lait ». Il signait aussi l’arrêt de mort des épaves, achetées pour une bouchée de pain… et qui ne valaient souvent guère plus. Les temps changent et l’usage de la voiture aussi. Aujourd’hui, tout le monde est plutôt rassuré de savoir que les voitures doivent être dans un état correct. Car, chaque année, 17 millions d’entre elles font un crochet par les centres agréés.
Mais voyons qui est concerné, comment ça se passe, et comment faire pour que ça se passe le mieux possible…

Le permis des voitures.

Le permis de circuler des voitures n’est pas éternel, contrairement à celui de leur conducteur. Bien qu’entre les retraits points, les suspensions et les annulations, cette maxime soit de moins en moins vraie. Bref.
On suppose qu’un véhicule neuf est en bon état. Mais, après 4 années d’utilisation, le législateur a jugé utile de faire contrôler ses organes essentiels, notamment pour la   sécurité. Donc, il appartient au propriétaire d’amener titine se faire contrôler avant son quatrième anniversaire. Ensuite, ce sera tous les deux ans, jusqu’au départ à la casse…
Faute de présenter un contrôle technique valable à la police (c’est-à-dire vierge et correctement daté), il vous en coûtera 135 € d’amende, assortis d’une éventuelle immobilisation de la voiture.
La volonté affichée des Pouvoirs Publics était de mettre au rebut les véhicules trop anciens ou mal entretenus, et aussi d’éviter aux acheteurs de se faire rouler : un CTA de moins de 6 mois est nécessaire pour vendre un véhicule d’occasion. D’ailleurs, depuis quelques années, les épaves se font rares sur le bitume et les annonces.

Un contrôle pour tous… ou presque.

Le contrôle technique est obligatoire après 4 ans puis tous les 2 ans pour toutes les voitures particulières, ainsi que pour les véhicules utilitaires légers, d’un PTAC inférieur à 3,5 tonnes. Ces derniers sont également soumis à un contrôle anti-pollution spécifique, mais sont exemptés de certaines vérifications qui n’ont pas lieu d’être (les ceintures à l’arrière).
Une législation particulière, avec en général l’obligation d’un examen annuel, régit les contrôles des véhicules spéciaux, comme les taxis, les ambulances, les véhicules militaires…
De même, les camionnettes et les poids lourds doivent tous les ans subir l’épreuve d’un banc d’essai spécifique.
Seuls les véhicules diplomatiques et les voitures de collection (plus de 25 ans et carte grise “collection“) sont exemptés. Et, étonnamment, les motos ! Pour l’instant, seuls 7 des pays de l’Union Européenne obligent les motards à venir faire examiner leur monture. Mais ne doutons pas qu’à brève échéance, les motards français n’échapperont pas au Contrôle Technique Motocycliste.

Qui contrôle quoi ?

Les CTA sont menés par des organismes agréés par les Préfectures. Il en existe 5200 en France. Flairant le bon créneau, des réseaux ont ouvert des succursales dans toute la France, afin de proposer aux automobilistes l’enseigne rassurante d’une marque.
Mais force est de reconnaître que la concurrence est limitée. De fait, tous les centres contrôlent, sans démontage et en une petite heure (paperasse comprise), les 125 points obligatoires.
Donc à vous de choisir tel ou tel centre, pour la proximité, l’accueil ou le service, de préférer avec ou sans rendez-vous, et aussi de vous renseigner sur le tarif, qui  n’est pas le même partout. En gros, ça varie de 45 à 60 €, avec des réductions possibles pour les clients de certaines compagnies d’assurance.
Les centres proposent aussi des contrôles volontaires. Si vous avez un doute sur l’état de votre automobile, ces contrôles menés par un professionnel qui ne répare pas, vous donneront une vision plus objective que celle d’un garagiste, mais n’ont aucune valeur légale.

Lors du CTA officiel, votre voiture sera inspectée, mise sur un banc d’essais et soumise à tous un tas de tests qui mesureront son état en 10 chapitres :
- L’identification (immatriculation, plaque constructeur…)
- La visibilité (rétroviseurs, vitres…)
- La carrosserie (structure, parties saillantes)
- La pollution (bruit, rejets…)
- La liaison au sol (pneus, roues, amortisseurs…)
- L’équipement (ceintures, klaxon…)
- La direction (jeu, état…)
- Le freinage (lockeed, plaquettes, disques…)
- L’éclairage (signalisation, ampoules, réglages…)
- La mécanique (circuit d’essence, échappement…)

L’après-contrôle et la contre-visite.

Sur les 125 points clés vérifiés, plus de la moitié (68 exactement) impliquent une obligation de réparation.
Donc, à l’issue du contrôle, 2 solutions :
Soit tout va bien, ou presque, et seuls des défauts mineurs ont été décelés. Dans ce cas, vous quitterez le centre avec le Procès Verbal de CTA, valable 2 ans (mais 6 mois seulement en cas de vente du véhicule). Attention, seul ce document ou le timbre collé sur la carte grise est valable. Le papillon qu’on glisse sur le pare-brise ne satisfera pas les forces de l’ordre.

Mais si, comme pour 20% des véhicules, un ou plusieurs des fameux 68 points présentent des défauts, là, c’est un peu plus compliqué.
Vous aurez alors deux mois à partir de la date du contrôle pour effectuer les réparations nécessaires. Mais n’attendez pas si ce sont les freins qui sont déficients ! Ensuite, vous devrez présenter de nouveau votre voiture au centre pour une contre-visite qui contrôlera que les réparations ont bien été effectuées.
C’est alors seulement que vous pourrez rouler tranquille. Car si vous laissez passer les deux mois, vous tombez sous le coup de l’amende de 135 € évoquée plus haut.
Évidemment, la contre-visite n’est pas gratuite. Mais il existe un moyen d’éviter de dépenser la vingtaine d’euros que le centre vous demandera pour vérifier ce que vous avez fait.

Préparer le contrôle.

Comme tous les examens, le CTA se prépare. Avant de vous y rendre, faites donc le tour de la voiture. Même si vous n’êtes pas à même de mesurer le taux de CO2 émis, vous pouvez juger l’état de la plaque d’immatriculation, des lumières, du klaxon, des  ceintures ou de la carrosserie.
Alors, changez les ampoules défectueuses, faites une vidange, vérifiez les niveaux, regardez si les pneus ne sont pas lisses, si la plaque est lisible et si aucun bout de métal dangereux ne dépasse de la caisse.
Il serait tout de même idiot de payer 20 € juste pour qu’un technicien vérifie que votre klaxon défectueux a bien été réparé !
Alors autant prendre les devants et présenter au contrôle une voiture en état correct.

Mieux encore, certains garagistes proposent aux clients dont ils entretiennent le véhicule des pré-visites gratuites. N’hésitez pas à user de ce service qui vous permettra d’anticiper les réparations et de passer l’épreuve du CTA en toute sérénité.

Dernier conseil : n’oubliez pas les papiers du véhicule, notamment la carte verte pour les véhicules au gaz naturel.

Et après.

Faites contre mauvaise fortune bon cœur. Nul n’est ravi de donner 50 € et une heure de son temps. Mais il vaut mieux apprendre que les freins sont morts à l’arrêt, qu’à 130 sur autoroute. Et si votre voiture passe l’examen avec succès et que vous partez avec le petit papier qui atteste de son excellent état, vous pourrez légitiment être fier d’elle en reprenant le volant. Et vous serez tranquille pour 2 ans.

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