La route Zérotracas
28 mars 2009
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Réveillon : pensez à rentrer en vie

"Un petit dernier pour la route ?"

Pour plus d'un millier de personnes chaque année, ce verre a effectivement été le dernier. Un dernier pour la route qui fut un dernier pour la vie. Et nombreux de ces verres ont été bus lors des réveillons de Noël et de la Saint Sylvestre.

Zérotracas.com vous rappelle que "boire ou conduire, il faut choisir", et revient sur les dangers de l’alcool au volant : de la gueule de bois à la boîte en sapin, en passant par une grosse amende et éventuellement la case prison.

L'alcool est à l'origine d'un tiers des accidents mortels, et de près de la moitié de ceux impliquant un véhicule seul (ce qui montre qu'un conducteur qui a bu n'est plus maître de son véhicule).

Dans 85% des cas d'accidents mortels liés à l'alcool, le responsable était un buveur occasionnel qui sortait d'un repas de famille ou d'un pot entre amis.


L'alcool est impliqué dans la moitié des accidents mortels survenus le week-end et dans 42% des décès accidentels des 18-24 ans pendant l'été. L'année dernière, 1300 personnes ont été tuées et 3166 gravement blessées lors d'accidents de la circulation liés à l'alcool.

Mais s'il ne faut retenir qu'un seul chiffre, souvenez-vous de celui là : 0,5 gramme d'alcool par litre de sang.

 

Deux verres, ça va (presque).

Deux verres d'alcool, que ce soit du vin, du whisky ou n'importe quel apéritif servi au café, cela correspond environ à 0,5 gramme d'alcool par litre de sang (soit 0,25 mg par litre d'air expiré). Sachez que 10 cl de vin = 25 cl de bière = 3 cl de whisky ou tout autre alcool à 40°.
Evidemment, ce taux varie avec le sexe, la corpulence, l'âge, le poids, mais chaque verre contient environ 10 grammes d'alcool pur et fait monter le taux d'alcoolémie de 0,2 à 0,25 g/l.

0,5 g/l, c'est le maximum autorisé par la loi pour prendre le volant. Entre 0,5 g/l et 0,8 g/l, vous êtes passible d'une amende et d'un retrait de points. Au-delà de 0,8 g/l, les choses se compliquent vraiment.


Soufflez dans le ballon

Personne n'échappe au dépistage. Il est quasi-systématique en cas d'accident corporel (même si vous n'êtes pas responsable, vous pourrez alors le devenir) ou d'infraction au code de la route.
Mais le dépistage peut-être ordonné de façon fortuite sans qu'il y ait effraction.

Le contrôle s'effectue en soufflant dans un éthylotest, un appareil qui mesure le taux d'alcool dans l'air expiré.
Si vous refusez ce test, vous pourrez être soumis à une vérification du taux d'alcoolémie dans le sang par prélèvement sanguin ou à l'aide d'un éthylotest plus sophistiqué : l'éthylomètre.
Ces vérifications sont systématiques si l'éthylotest est positif.

Bonjour les dégâts.

Au-delà du bilan chiffré des victimes, la loi a de bonnes raisons de prendre le taux d'alcoolémie au sérieux. Car l'alcool a des effets qui obèrent nettement la capacité d'un individu à conduire un véhicule :

Diminution des réflexes (50% de temps de réaction en plus dès 0,5g/l)
DANGER en cas de freinage d'urgence
Rétrécissement du champ visuel (horizontal et vertical)
DANGER lors d'une intersection
Augmentation de la sensibilité à l'éblouissement
DANGER pour la conduite de nuit
Altération de l'appréciation des distances, de la profondeur et du relief
DANGER en cas de dépassement
Surestimation de ses capacités et effet euphorisant
DANGER : vitesse excessive, non-port de la ceinture, etc.
Dégradation du comportement
DANGER : agressivité, non-respect des lois, etc.
Diminution de la vigilance, de la résistance et de la coordination
DANGER dans tous les cas

La consommation d'alcool conjuguée avec celle de drogues ou de certains médicaments augmente considérablement ces effets.


Alors que fait-on ?

Si vous devez conduire, la meilleure solution consiste à ne pas boire.
Des initiatives, comme "le capitaine de soirée", opération créée par la Prévention Routière, incitent les jeunes fêtards à désigner l'un d'eux, qui restera sobre en échange d'entrée et de jus de fruit gratuits en discothèque. C'est lui qui ramènera gentiment tout le monde à la maison une fois la soirée terminée.

Les adultes peuvent s'inspirer de cette idée, et laisser le volant à celui ou celle qui n'a pas bu.
D'ailleurs, il est de la responsabilité du passager de refuser d'être raccompagné par un conducteur ayant consommé de l'alcool.
A savoir : le pic de l'alcoolémie est atteint une heure après le dernier verre au cours d'un repas, et une demi-heure si l'on est à jeun.


Et si tout le monde a bu ?

Inutile de compter sur les mythiques cuillerées d'huile, café salé et autres trucs tout aussi fantaisistes. Aucun ne diminue le taux d'alcoolémie.
Il n'y a que le temps qui soit efficace. Mais le corps met beaucoup de temps à se débarrasser de l'alcool. Un sujet en bonne santé élimine 0,1 à 0,15 g/l d'alcool par heure.
Ce qui veut dire que si à 3 heures du matin, vous avez 3 grammes par litre de sang, à midi, il vous en restera assez pour être largement positif !
On ne saurait donc trop vous conseiller de surveiller votre taux grâce aux éthylotests qu'on peut se procurer en pharmacie, grandes surfaces ou sur le site mobile Zérotracas.com : beaucoup moins cher que si c'est un gendarme qui vous en tend un !

Donc, si plus personne n'est en état de conduire, dormez sur place, chez des amis ou à l'hôtel, rentrez en transport en commun, en taxi ou même à pied…. Ça dessoûle !

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