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19 octobre 2010

Les seniors ont repassé le code.

En France, pour obtenir son permis de conduire, il faut, une fois dans sa vie, réussir un examen en deux parties. Une théorique, en donnant au moins 36 bonnes réponses aux 40 questions à choix multiple, et une pratique, en conduisant correctement pendant 25 minutes devant un inspecteur. Si l’on passe ces deux épreuves avec succès, et que l’on ne commet ensuite pas d’infractions, on garde toute sa vie le sésame rose pour le volant. En se disant, qu’avec l’expérience, la conduite, hésitante les premiers temps, ira en s’améliorant. Ce qui est souvent vrai, à la nuance que l’habitude crée des automatismes parfois trompeurs.

D’autant que, deux ans, dix ans, trente ans après le passage de l’examen, que sait-on encore de la théorie ? Le cerveau est ainsi fait qu’il ne garde accessibles que les informations dont il a besoin. Et pas la subtilité de règles parfois complexes. Et encore moins ce qu’il ignore, comme les nouveaux panneaux routiers.

Zérotracas.com a convoqué quelques conducteurs seniors, de 50 à 73 ans, à repasser le code. Reportage dans une auto-école.

 

Pour l’instant, rien ne vous y oblige. Dans un monde parfait, la loi, censée régler les différents entre les êtres humains, n’aurait aucun sens. Comme cette obligation de formation n’existe pas, imaginons une route (presque) parfaite où chacun roulerait de façon responsable, en connaissance de cause. Commencez donc par cliquer sur le lien ci-dessus..

Pas d’optimisme.

Ils étaient 5 ce matin là, ayant accepté de participer à notre défi. 5 cinqua, sexa et septuagénaires qui allaient repasser le code de la route. Mais il ne s’agissait pas là d’un examen sanctionnant, juste d’un test, pour rire. En France, seules les infractions graves amenant une annulation, ou la perte de la totalité des 12 points (6 pour les jeunes), peuvent amener un conducteur à reprendre le chemin de l’auto-école. Les automobilistes prudents (ou chanceux) gardent leur permis toute leur vie, et il n’y a que le Préfet qui puisse, sur avis médical, les en destituer. Autant dire que la mesure est rarissime.

Mais le problème du jour pour nos testeurs – qu’ils soient ici remerciés – n’était pas celui là. Ce n’était qu’un jeu et l’occasion de faire le point sur leurs connaissances. Aucun n’était optimiste.
Michèle, l’aînée avec son permis millésime 1962, conduit quotidiennement à la campagne ; ce qui explique ses 9 points pour « de mini excès de vitesse ».
Nicole, 61 ans, diplômée depuis 42 ans, revendique ses 12 points et aucun accrochage, en concédant qu’on lui reproche parfois « de ne pas assez anticiper ».
A 63 ans, Daniel, le seul homme, conduit depuis 1967 et s’estime bon conducteur : « pas d’accident, pas d’amende ».
Françoise, 60 ans, a obtenu son permis en 1971 et se pense également bonne conductrice, « même si mon Jules et mon père pensent le contraire ! Je n’ai eu qu’un accident, et déboîtant d’un stationnement, et je suis persuadée de ne pas être en tort »  (ça promet, NDLR).
Anne, la benjamine avec ses 50 ans, a décroché son permis en 1978 et, depuis, c’est un sans-faute « même pas de tôle froissée ».

A part Michèle, qui pensait s’en tirer avec une dizaine de fautes, et Daniel « entre 10 et 15 parce que je n’ai pas révisé et que je ne dois pas connaître certains panneaux », les autres pronostiquaient une bérézina avec une réponse correcte sur deux. Nicole comptait sur les bonnes ondes de sa fille « qui est en train de passer le code », et Françoise était sûre que « ça allait mal se passer : « je ne suis pas à l’aise sur les ronds points, et il y a plein de panneaux que j’interprète mal ». Anne était curieuse de voir comment elle allais se débrouiller, mais d’avance mortifiée par l’échec annoncé « avec les nouveaux panneaux ».
C’est donc amusés et résignés que nos testeurs entraient dans la salle de l’auto-école, sous le regard des jeunes apprentis conducteurs, surpris de voir la moyenne d’âge de la salle faire un tel bond ! Et c’est parti pour 20 minutes d’épreuve.


L’avis de la professionnelle.

Nous en profitons pour échanger avec Rose Lopes, responsable de l’auto-école qui a eu la gentillesse de nous accueillir. Rose non plus ne pèche pas par optimisme. « Ils vont faire pas mal de fautes, c’est sûr. Comme tous les conducteurs expérimentés, ils sont pris par l’habitude et ne font plus assez attention. Cela dit, si vous faisiez le même test avec des jeunes qui ont le permis depuis 3 ou 5 ans, ce serait la même chose ». Ha bon ? « On le voit, poursuit Rose après notre exclamation de surprise, avec les automobilistes qui viennent pour le permis moto. Si leur code a plus de 3 ans, ils doivent le repasser… Et font 10 fautes au premier test ! C’est plus une question pratique que d’âge. Les gens conduisent sans faire très attention à la réglementation ni aux panneaux. De plus, dans la salle, ils ne savent plus analyser les situations ». Pourtant, il y a très peu de demandes de perfectionnement. Ce que Rose confirme : « quelques femmes qui, après un deuil ou une séparation, doivent se remettre à conduire. Mais ce n’est pas simple. Certaines sont redevenues de vraies débutantes, en théorie comme en pratique, et nécessitent de nombreuses heures de leçon avant d’oser prendre le volant ».
Pendant ce temps, nos cobayes sortent de la salle. Tête basse pour la plupart, mais sourire aux lèvres.

Résultat des courses.

Honneur à la benjamine : Anne, avec 4 fautes, est la seule à ressortir de la salle avec son permis virtuel. Mais elle reste modeste : « parfois, j’ai répondu au hasard. Et puis il y a des choses que je  n’avais pas vues et d’autres que j’ignorais, comme le droit des motocyclistes à rouler sur des voies rapides, ou la différence entre arrêt et stationnement ». Michèle et Nicole sont ex-æquo avec 11 fautes. La première s’en tire bien « sans doute grâce à mon usage quotidien de la voiture. Mais j’ai fait des fautes sur de nouvelles règles que je ne connais pas. Et puis je me suis trompée sur les limitations de vitesse par mauvais temps ». Décidément, la dame a des problèmes avec la vitesse… Nicole est assez contente : « c’est mieux que prévu ! Mais l’examen m’a semblé plus facile que celui que j’ai passé autrefois ; j’ignorais qu’il avait été remanié. Avant, il y avait systématiquement des pièges. Même s’il en reste quelques uns, c’est moins vicieux et on a l’impression d’être au volant ». Daniel confirme « c’est sympa parce qu’on se sent vraiment à la place du conducteur ». Il ne s’est pas départi de son sourire malgré ses 13 fautes : « j’aurais pu en faire 6 de moins, car je connaissais plein de réponses mais je ne savais pas qu’il pouvait y avoir plusieurs de bonnes pour une même question. Et puis beaucoup de fautes sont dues à l’inattention, et le panneau route prioritaire que je ne connaissais pas ». « 14 fautes ! C’est clair, je n’ai pas mon code », déclare Françoise, pourtant radieuse d’avoir appris plein de choses. « Je me suis rendue compte que je n’étais pas assez attentive, que je ne connaissais pas bien, ni certains panneaux, ni de nombreuses règles. Certaines doivent être nouvelles, comme sur les distances de sécurité. Pourtant, j’ai trouvé les questions assez basiques, moins compliquées que ce à quoi je m’attendais. Et puis, ouf, il n’y avait rien sur les ronds points ! Mais je n’ai plus qu’à aller m’acheter un livre de code pour réviser ».

Contrôle continu.

La remarque de Françoise lançait nos questions suivantes : une remise à niveau régulière des connaissances du code de la route vous paraît-elle nécessaire ? « C’est certainement utile, poursuit Françoise. Les situations, surtout en ville avec les deux roues, se sont complexifiées. Alors, se voir pris (virtuellement) en faute, ça fait du bien. Ça permet de se remettre en cause et, à moi, d’être plus rigoureuse ». Nicole partage cet avis : « D’autant que c’est ludique. J’ai presque envie de recommencer ! ». Même son de cloche (qu’elle nous excuse) pour Anne, seule lauréate : « cette réactualisation des connaissances me paraît indispensable pour tous, et pas seulement les personnes âgées. Mais il ne faudrait pas qu’elle soit pénalisante. Comme une révision ! Il faudrait inciter les gens à le faire, sans sanctionner, en mettant en avant le côté instructif ». Daniel aussi insiste sur la responsabilité individuelle « Il faudrait que chacun prenne l’initiative. Moi, j’ai fait un stage à la Prévention Routière, que j’ai beaucoup apprécié. Ça a changé ma conduite, et m’a redonné une lucidité que l’habitude avait émoussée. Mais règlementer, ce ne serait pas facile. Imposer de repasser le code avec le risque de perdre son permis, ça ne me plairait pas. » Une crainte que partage Michèle : « Pourquoi pas une petite formation tous les 5 ans par exemple, mais pas un contrôle sanctionné par une suspension en cas d’échec. Pour les personnes âgées, vérifier les aptitudes physiques à la conduite – la vue, les réflexes - me semblerait encore plus utile ». Avec la possibilité d’une annulation du permis ? « C’est là que ça se complique », conclut Michèle.

Conclusion.

Ce petit test n’a pas valeur statistique. Ce qui ne nous empêche pas d’en tirer quelques conclusions : la connaissance des règles de la route s’étiole avec le temps et l’habitude, et la pratique ne peut pas tout. De plus, les lois évoluent et nul n’est censé les ignorer. Alors, sans relire le code pénal tous les deux ans, se replonger de temps en temps dans celui de la route ne peut être que bénéfique pour votre conduite. Lorsque les enfants ou les petits enfants préparent leur permis, les parents et grands parents peuvent saisir l’occasion pour se poser de bonnes questions sur leur comportement au volant. Et, pourquoi pas, l’améliorer. En dehors de ces rencontres inter générationnelles, Internet propose de nombreux tests en ligne. S’en imposer un par mois est une bonne façon d’apprendre, et de se voir progresser en diminuant le nombre de fautes. Cliquez ici pour faire les nôtres.



 

 


 



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