La route Zérotracas
07 octobre 2022
voiture 
équipement 

Quelle est l’origine de la ceinture de sécurité ?

En voiture, elle est désormais obligatoire pour tous, conducteurs comme passagers. Mais quand a-t-elle été créée et rendue obligatoire ? Zérotracas vous en dit plus.

Les balbutiements de la ceinture de sécurité

La ceinture de sécurité a comme ancêtre le harnais aéronautique. Ce dernier est inventé par George Cayley dès le début du XIXe siècle : c’est la première apparition officielle d’un dispositif de retenue dans un engin mobile.

Pour les voitures, c’est en 1885 que l’américain Edward J. Claghorn dépose le premier brevet. A l’époque, il s’agit d’un dispositif porté par une personne et pourvu de crochets à fixer sur un objet. Un an plus tard, lors de la course automobile Paris-Marseille-Paris, ces harnais sont présents dans certaines voitures.

En 1903, le québécois Gustave Désiré Lebeau dépose à son tour un brevet pour des « bretelles protectrices pour voitures automobiles ».

Néanmoins, ces premières ceintures sont encore très marginales dans leur utilisation, car perçues comme dangereuses : les modèles en Y pouvaient causer des traumatismes au foie et à la rate, et leur complexité rendait important le risque de rester coincé.

La démocratisation de la ceinture de sécurité

En 1959, la ceinture de sécurité telle que nous la connaissons aujourd’hui (en 3 points avec une sangle abdominale et une sangle diagonale) est inventée par l’ingénieur suédois de chez Volvo, Nils Bohlin.

Rapidement, la ceinture de sécurité prouve son utilité et Volvo laisse alors le brevet libre de droit pour permettre aux autres constructeurs automobiles d’en équiper leurs voitures.

En 1975, René Pouget, un ingénieur Peugeot, complète le dispositif en ajoutant un enrouleur qui permet d’ajuster la ceinture de sécurité à la morphologie de son utilisateur. 

L’obligation de la ceinture de sécurité

En France, le port de la ceinture de sécurité est obligatoire en voiture, depuis 1973 à l’avant, et 1990 à l’arrière. Depuis 2003, les transports en commun sont également soumis à cette obligation lorsque les sièges sont équipés d'une ceinture.

Le non-port de la ceinture de sécurité est sanctionné par une amende forfaitaire de 135 € (contravention de 4e classe), pouvant être minorée à 90 € ou majorée à 375 €, ainsi que par le retrait de 3 points sur le permis de conduire.

 Dans certains cas très particuliers, le Code de la route peut exempter du port de la ceinture de sécurité. Sont concernés :

  • les personnes ayant des contre-indications médicales justifiées par un certificat médical obtenu auprès d’un médecin agréé par la préfecture, et mentionnant la période de validité de cette dérogation ;
  • les personnes ayant une morphologie manifestement inadaptée au port de la ceinture de sécurité. Cela concerne notamment les enfants de moins de 10 ans, pour lesquels la ceinture à trois points ne protège pas de manière optimale. Néanmoins, dans ce cas, la réglementation impose que les enfants soient attachés dans un système de retenue adapté à leur poids et à leur morphologie ;
  • certains professionnels comme :
    • les conducteurs et passagers d'un véhicule d'intérêt général prioritaire ou d'une ambulance lorsqu’ils sont en intervention d'urgence,
    • les chauffeurs de taxi en service,
    • en agglomération, les conducteurs ou passagers d'un véhicule effectuant des livraisons de porte à porte ou d’un véhicule des services publics, qui sont contraints par nécessité de service de s'arrêter fréquemment.

En 2021, 21 % des personnes tuées dans un véhicule ne portaient pas de ceinture de sécurité*.

* Source : ONISR
Sur le même thème
 
Afficher plus d'articles
ZEROTRACAS ALERTE TRAFIC ••• CARBURANTS | Ce dimanche 19h, légère dégradation, 2008 stations-service en rupture partielle (1965 hier) et 435 en rupture totale (432 hier) en France